Soutien à la CPI pour la justice au Darfour

Lundi 14 juillet, le Procureur Ocampo  va présenter devant la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de nouveaux cas de hauts dirigeants soudanais, dans le cadre d’une procédure pour des crimes commis au Darfour.Le Collectif Urgence Darfour salue l’opiniâtreté et le courage du Procureur de la CPI, qui malgré l’absence de coopération de Khartoum, accumule les preuves des crimes commis par le gouvernement soudanais contre les civils dans l’ouest du pays et continue de déférer des responsables devant la juridiction internationale.
L e procureur Ocampo a mentionné en effet « un plan criminel à grande échelle en vue de détruire des communautés entières au Darfour ».Il a précisé que « pour planifier et commettre des crimes de cette nature, à cette échelle, sur une si longue période, les criminels ont dû mobiliser et coordonner tout l’appareil d’Etat, des services de sécurité aux services d’information publique en passant par le système judiciaire ».

La justice internationale fait clairement savoir à tous les responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de génocide, que le temps de l’impunité est désormais révolu et qu’ils devront répondre de leurs actes sans pouvoir s’exonérer de leur responsabilité pénale en raison d’une immunité particulière. En effet, aux termes de la convention de Rome portant création de la Cour, la qualité officielle de chef d’État ou de gouvernement n’exonère en aucun cas de la responsabilité pénale. Le président Béchir n’est donc pas lui-même a l’abri.

Aucune réconciliation et paix durables ne sont possibles sans justice. C’est pourquoi, nous soutenons résolument la démarche du Procureur Ocampo.

Si le Soudan ne coopère pas avec la justice internationale, l’Union européenne sous présidence française devra se mobiliser pour que le Conseil de sécurité des Nations unies prenne des sanctions contre ce pays.

Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un rétrolien depuis votre site internet.

Leave a Reply