SEMAINE HISTOIRE,MÉMOIRE, ACTUALITÉ ET PRÉVENTION DES GÉNOCIDES

Lycée Marcelin Berthelot-St Maur : Semaine « Histoire, mémoire, actualité et prévention des génocides »
Les élèves de l’atelier Histoire et Travail de Mémoire, sous la direction de Pascale Morel, professeure coordinatrice au Lycée Marcelin Berthelot de St Maur des Fossés, organisent la semaine « Histoire, mémoire, actualité et prévention des génocides » qui se tient, selon les évènements, au Lycée Marcelin Berthelot ou au Cinéma municipal de la ville, Le Lido. Cette semaine de sensibilisation traitera du génocide des Tutsi du Rwanda, du négationnisme qui frappe la Shoah et le génocide arménien, de la situation des réfugiés du Moyen-Orient ou d’Afrique, et du génocide en cours au Darfour (avec la présence de Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, et Caroline Madsac, Vice-Présidente). Jeudi 18 mai 2017, Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN, interviendra au Cinéma municipal Le Lido, sur le thème du négationnisme d’Etat de la Turquie, à l’issue de la projection du film Le procès du siècle de Mick Jackson (2017). http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=96356
#Histoire, #mémoire, #prévention #génocidesLycée

Le Soudan a besoin d’une nouvelle révolution politique

Je veux que mes amis comprennent ce qu’il y a en moi. Une vision d’un changement radical qui conduira à un état de loi, d’ordre et de responsabilité avant d’avoir n’importe quoi à n’importe quel prix. En soi, le changement est le processus le plus difficile et le plus complexe en termes de son propre contenu, surtout dans le cas du Soudan qui saigne et souffre encore de l’accumulation d’ignorance et de ce qui reste de l’idéologie de l’islam politique.
·       A ce jour, tout ce que nous voyons est que l’Etat du Soudan est sur la liste des Etats qui soutiennent le terrorisme, la corruption financière, les guerres internes, l’exode de masse et plus de trois millions de personnes qui vivent dans des camps de déplacement interne au merci de la communauté internationale qui retournera à ses occupations quotidiennes.
·       L’échec de l’Etat soudanais a créé de nouveaux défis aux niveaux régional et international, tels que le phénomène du terrorisme islamiste, de l’immigration illégale, des guerres par procuration qui résultent d’une intervention directe dans les affaires de pays voisins, la guerre par procuration sur des pays voisins et la situation actuelle dans l’Etat du Sud Soudan est actuellement un exemple fort. Le Soudan a besoin d’une nouvelle révolution politique sous la direction de la communauté internationale démocratique représentée par la France, les Etats Unis, le Royaume Uni, l’Allemagne et l’Etat d’Israël du Moyen Orient. Parce qu’il est difficile de reformer la génération ancienne, qui tend à s’auto-détruire avec ses idées contaminées. Mais le plus grand danger et le défi le plus important viennent de ce que ma génération transmettra à la suivante, puisque la plupart de cette génération (et je peux dire avec confiance qu’il s’agit de plus de 90%) souffrent des ce que nous avons hérité de nos ancêtres, telles que le tribalisme, le régionalisme, le fanatisme religieux, les mensonges, l’hypocrisie et la haine. Certes une telle société est difficile à transformer d’un seul coup, et il est également difficile de le transformer de telle façon que ce soit bénéfique pour tous ou même pour obtenir un consensus. Il n’y a pas beaucoup de choix pour ce genre de situation difficile ; soit on la laisse pourrir, voire germer, soit on prend une solution radicale pour éviter un effondrement total et le chaos dans l’intérêt de la stabilité mondiale. Le peuple soudanais a besoin d’un dirigeant qui leur apprenne la culture du travail difficile, le fait d’assumer ses responsabilités tout en fournissant la sécurité et la liberté en les protégeant des maux des uns envers les autres.
·       Finalement, j’ai la conviction que l’Etat soudanais a besoin d’un processus de changement compréhensif, radical et urgent sous les auspices de la communauté internationale et sous la direction de jeunes Soudanais d’une façon nouvelle. J’ai cette vision de la façon de résoudre le problème soudanais complexe, parce que je connais bien son histoire et n’ai besoin que d’amis sincères et fidèles. Pour être franc avec tous ceux qui liront cet article, je ne peux pas permettre le sang de mon père innocent d’avoir été versé en vain. Vingt huit ans d’injustice ont renforcé mon caractère de beaucoup de façons, et c’est pourquoi je vois les choses à travers une perspective différente de celle de beaucoup d’autres Soudanais.

Gaffar Mohammud SAENEEN

Traduction : Bérénice Dubois

70 jours au Soudan : le récit glaçant d’un journaliste

70 jours au Soudan : le récit glaçant d’un journaliste britannique emprisonné et torturé dans le Darfour

Enchaîné en plein soleil, frappé, électrocuté : dans un rare témoignage publié par le journal britannique The Guardian, le journaliste Phil Cox revient sur son enlèvement au Soudan et son incarcération à la prison de Kobar. En décembre dernier, lui et son interprète Daoud Hari avaient été arrêtés alors qu’ils entamaient une enquête sur de présumées attaques à l’arme chimique dans le Darfour. Libérés en février dernier, les conditions de leur détention n’avaient pas été détaillées jusqu’alors.

Les forces de sécurité soudanaises ont-elles fait usage d’armes chimiques contre des civils ? C’est pour enquêter sur cette hypothèse, avancée par Amnesty International, que Phil Cox, un journaliste travaillant pour la chaîne britannique Channel 4, et son collaborateur Daoud Hari ont pris la route, en décembre dernier, du Darfour. Une région inaccessible aux journalistes depuis plusieurs années.

Ensemble contre l’expulsion des demandeurs d’asile vers le Soudan

RDV vendredi 31 mars 2017 de 15h30 à 18h30

Rassemblement pour protester contre l’expulsion des demandeurs d’asile vers le Soudan
devant le ministère des Affaires Etrangères

Aujourd’hui 27 Soudanais attendant l’exécution de leurs arrêtés d’expulsion, car les autorités françaises ont entamé ces derniers mois des procédures d’expulsion pour un nombre croissant de demandeurs d’asile en provenance du Soudan sans prendre en compte la situation de guerre qui sévit dans plusieurs régions de ce pays et notamment au Darfour, dans les Monts Nouba, dans le Nil Bleu (le Quai d’Orsay déconseille fortement au ressortissants français de se rendre dans ces zones), ni les atteintes graves contre les droits de l’Homme dans l’ensemble du pays. La France semble ignorer que le général Omar El Bechir est le seul chef d’Etat en exercice qui soit poursuivi par le Tribunal Pénal International (TPI) pour des accusations de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. La France ne semble plus se souvenir non plus que les dispositions des conventions internationales interdisent le renvoi d’un demandeur d’asile dans son pays d’origine, si cela doit mettre sa vie en danger. Il est important de souligner que les demandeurs d’asile soudanais, comme l’ensemble des demandeurs en provenance d’autres pays, ne bénéficient pas d’assez du temps pour préparer leurs dossiers, ni d’une assistance leur permettant de comprendre les procédures complexes de la demande d’asile et des limites juridiques et administratives à ne pas dépasser. A cela s’ajoute les problèmes de communication liés au nombre insuffisant d’interprètes en arabe soudanais mais aussi dans les autres langues parlées de ce pays.
La majorité des demandeurs d’asile soudanais arrivent en France après une traversée périlleuse de la Méditerranée et un voyage long et éprouvant à travers plusieurs pays avec les conséquences physiques et psychologiques que l’on imagine sur ces jeunes gens qui quittent leur pays et leurs familles pour la première fois. Arrivés en France, ils sont contrains de dormir dans les rues des grandes villes. Ils déposent leur demande d’asile dans des conditions indignes malgré l’aide et les efforts déployés par les ONG.
Avec ce rassemblement, nous appelons les autorités françaises à arrêter immédiatement l’expulsion des demandeurs d’asile soudanais vers leur pays d’origine car ils sont victimes dès leur retour de pressions, menaces, d’interrogatoires « prolongés » et de toutes sortes de discriminations. Les organisations humanitaires et de défense des Droits de l’homme avaient signalé dans le passé des cas de disparition parmi les expulsés vers le Soudan, mais aussi des meurtres, comme celui de Mohamed Ahmed Mahmoud le 21 novembre 2016 les services soudanais avait expliqué sa mort pendant les interrogatoires par le fait qu’il s’était jeté de la fenêtre du cinquième étage.
Arrêtons l’expulsion des demandeurs d’asile vers le Soudan
Rassemblement organisé par les activistes et les associations soudanais en France Lieu de rassemblement : Ministère des Affaires Etrangères 37, Quai d’Orsay 75007 Paris Métro Ligne 8 et RER C : Gares des Invalides, coté Esplanade des Invalides

Copies :
Les partis politique
Les organisations syndicales
Les ONGs de défense des droits de l’homme et des droits des réfugies
Journaux et autres organes de média

Le Français enlevé au Tchad serait au Soudan

Un Français a été enlevé dans l’est du Tchad, a-t-on appris jeudi du Quai d’Orsay. D’après un ministre tchadien, il serait désormais au Soudan voisin.

Un Français a été enlevé au Tchad, a-t-on appris ce jeudi par le Quai d’Orsay. « Nous sommes mobilisés avec les autorités tchadiennes pour parvenir à la libération de notre compatriote », expliquait le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Son identité n’a pas encore été révélée mais d’après Ahmat Mahamat Bachir, ministre tchadien de la Sécurité, il travaillait pour une compagnie minière. Selon la même source, il aurait « été enleé dans une localité située à 50 kilomètres de Goz Beida », petite ville de l’est du Tchad proche du Soudan où il aurait été emmené. De source militaire tchadienne, le Français a été enlevé tôt le matin par des hommes venus en pick-up et à moto, sans qu’il y ait pour l’instant de piste claire sur les ravisseurs.

Le dernier enlèvement d’un Français au Tchad remonte à 2009

Ce kidnapping n’est pas sans rappeler le dernier enlèvement d’un Français dans le pays. Le 9 novembre 2009. Laurent Meurice, agronome du CICR, comité international de la Croix-Rouge, avait passé 89 jours en détention après avoir été kidnappé dans l’est du Tchad par les « Aigles de libération de l’Afrique », un groupe soudanais du Darfour, région particulièrement instable.

Le Tchad est l’un des principaux alliés de la France en Afrique, accueillant notamment à N’Djamena le QG de la force antiterroriste « Barkhane », qui mène avec 4.000 hommes des opérations dans cinq pays du Sahel : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

Par le passé, une autre prise d’otage dans ce pays avait marqué l’opinion publique. Le 21 avril 1974, François Claustre, archéologue et ethnologue, était enlevée dans le pays par des rebelles de tribus nomades pour rester en détention plus de mille jours avant l’intervention de Jacques Chirac, alors Premier ministre, auprès de Mouammar Kadhafi.

Il pourrait s’agir du deuxième Français actuellement retenu en otage. Sophie Pétronin, une sexagénaire qui dirigeait une association d’aide à l’enfance, a été enlevée à Gao au Nord-Mali le 24 décembre 2016, un kidnapping qui n’a jusqu’à présent pas été revendiqué.

Source: leJDD.fr