LIBERTE POUR JALILA KHAMIS KOKO !

Accusée par le régime d’Omar el Béchir d’espionnage et de rébellion,

elle  risque la peine de mort.

Jalila est institutrice, Nouba et militante du SPLM-Nord un parti d’opposition, c’est beaucoup  pour les génocidaires de Khartoum.

Maintenue en détention depuis six mois dans la capitale soudanaise, elle a été inculpée de cinq chefs d’accusation contre l’État le 15 septembre dernier. Elle encourt la peine de mort.

 

Jalila Khamis Koko est membre du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-Nord), parti d’opposition qui a été interdit en septembre 2011. Elle  appartient à la population Noubas, groupe ethnique originaire du sud-Kordofan.

 

 Avant son arrestation, Jalila Khamis Koko offrait, à titre bénévole, une aide humanitaire aux personnes originaires du Kordofan du Sud déplacées à l’intérieur du pays. En juin 2011, elle a été filmée dans une vidéo YouTube où elle dénonçait les conditions dans les zones du Kordofan du Sud touchées par le conflit et appelait à un cessez-le-feu. Le 15 septembre, Jalila Khamis Koko a été convoquée par le procureur en charge des crimes contre l’État et citée à comparaître devant le tribunal pénal de Khartoum. Elle a été inculpée de six infractions, dont cinq relèvent de la catégorie des crimes contre l’État, parmi lesquels deux sont passibles de la peine capitale : atteinte à l’ordre constitutionnel (article 50 du Code pénal de 1991), espionnage contre le pays (article 53), appel à l’opposition à l’autorité publique par le recours à la violence ou à la force criminelle (article 63), provocation d’un sentiment de haine contre ou entre les sectes (article 64), organisations criminelles ou terroristes (article 65), diffusion de fausses informations (article 66) et actes conjoints visant à comploter à des fins criminelles (article 21).

Pour mémoire, les principaux dirigeants de Khartoum sont poursuivis par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sous leurs ordres au Darfour ; le président Omar el Béchir cumule en plus l’accusation de génocide.

 

Le régime d’Omar el Béchir, étranglé par la dette, en proie à une opposition politique et sociale grandissante, menant une guerre sans fin au Darfour, au sud-Kordofan, au Nil Bleu, cherche à terroriser tous les opposants. Le placement en détention de Jalila Khamis Koko semble s’inscrire dans une politique gouvernementale d’arrestations de militants et intellectuels du MPLS-Nord, ainsi que de personnes d’ethnie nouba que les autorités soudanaises estiment membres du MPLS-Nord.

 

 

 

 

Amnesty international fait campagne pour sa libération .

Associez-vous à cette initiative en faveur de Khamis Koko , une prisonnière d’opinion, détenue uniquement pour son action humanitaire et pour l’expression pacifique de ses opinions.

 

 

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en arabe, en anglais ou dans votre propre langue) :

 

Exhortez les autorités à libérer Jalila Khamis Koko immédiatement et sans condition.

Priez-les instamment de veiller à ce que Jalila Khamis Koko ne soit ni torturée ni soumise à d’autres formes de mauvais traitements.

 

 

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 6 NOVEMBRE 2012  à  :

 

Président du Soudan HE Omar Hassan Ahmad al-Bashir Office of the President People’s Palace PO Box 281 Khartoum, Soudan Fax : +249 183 782 541

 

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Président,

Ministre de la Justice, Mohammed Bushara Dousa .

Ministry of Justice PO Box 302,  Al Nil Avenue Khartoum,  Soudan.

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,

Copies à : Ministre de l ‘Intérieur,  Ibrahim Mahmoud Hamed,  Ministry of Interior

PO Box 873 Khartoum, Soudan

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Soudan dans votre pays (adresse(s) à compléter) :

Nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse.

 

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