Libération immédiate des défenseurs des droits de l’homme et journalistes arrêtés au Soudan !

Le Collectif Urgence Darfour exige la libération immédiate des défenseurs des droits de l’homme et journalistes arrêtés récemment au Soudan. Depuis plusieurs jours, à Khartoum, le gouvernement soudanais s’en prend aux défenseurs des droits de l’homme et journalistes qui travaillent sur le Darfour. Les services de renseignement (National Intelligence and Security Services, NISS) ont ainsi procédé, samedi 30 octobre, à l’arrestation de l’avocat Abderahmane Gassim et de neuf militants de l’ONG soudanaise Réseau de défense des droits de l’Homme en faveur de la démocratie (HAND).
Parmi les personnes arrêtées on compte Abdelrahman Adam, journaliste à Radio Dabanga, une source d’information très fiable et réactive (http://radiodabanga.org/). Basée en Hollande, la station diffuse localement en ondes courtes dans les différentes langues vernaculaires du Darfour. Le bureau local de la station a été fermé. On ne sait pas exactement combien des personnes ont été interpellées au total, ni si des charges ont été formulées contre elles. Puis, le 3 novembre, des agents du NISS ont arrêté Jaafar Subki Ibrahim, collaborateur du quotidien soudanais Al-Sahafa, qui se voit accuser notamment de «crime contre l’Etat».
Cette vague d’arrestations est symptomatique de la volonté du régime soudanais de faire taire ceux qui, sur place, témoignent de la situation au Darfour. Il y a quelques semaines, deux représentants du camp de déplacés d’Abou Shouk ont été arrêtés après s’être entretenus avec des représentants du Conseil de sécurité de l’ONU en visite au Darfour. L’un de ces deux hommes est toujours détenu sans que le moindre chef d’accusation n’ait été porté contre lui.
Le Collectif Urgence Darfour se félicite de la réaction des autorités françaises qui appellent à la libération des journalistes et défenseurs des droits de l’homme arrêtés «et au respect du libre fonctionnement des médias indépendants». Il serait néanmoins souhaitable que la France ne s’en tienne pas à des voeux pieux et exerce, avec l’Union européenne, les pressions nécessaires pour aller vers le «respect des droits de l’Homme et de la liberté d’expression et d’information» auquel elle appelle les autorités soudanaises.
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