L’HÔPITAL DE MSF A FRANDALA DANS LES MONTS NOUBAS VIENT D’ÊTRE BOMBARDÉ!

LA GUERRE CONTRE LES CIVILS S’INTENSIFIE AU SOUDAN
L’HÔPITAL DE MSF A FRANDALA DANS LES MONTS NOUBAS VIENT D’ÊTRE BOMBARDÉ!
L’aviation de Khartoum a une de fois de plus bombardé un hôpital le 20 janvier dernier.
C’est un avion de chasse qui a attaqué l’hôpital de Frandala, larguant 13 bombes dont 2 ont touché l’édifice. Un personne du staff et un patient ont été blessés. Les activités médicales ont été interrompues. En juin 2014, l’hôpital de Frandala avait déjà été bombardé. Le responsable local de MSF est formel : « Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que ce nouveau bombardement est un acte délibéré et ciblé sur une structure civile. Cette stratégie vise à terroriser la communauté ».
L’hôpital de Mother of Mercy à Gidel, le seul possédant un bloc chirurgical dans les Monts Noubas, lui aussi avait été touché par la chasse soudanaise en mai 2014.
C’est justement à Gidel qu’une équipe médicale humanitaire du Collectif Urgence Darfour a pris en charge de nombreux blessés lors du début de l’offensive de Khartoum en décembre dernier.
Depuis décembre en effet, une immense offensive est déployée par le régime soudanais. Omar el Béchir, candidat à sa propre succession pour les élections d’avril 2015, a promis d’en finir avec ses oppositions armées cette année. Après un simulacre de « négociations de paix à Addis Abeba, la guerre s’est donc intensifiée au Darfour, au Nil Bleu, au Sud-Kordofan. Les milices était sur place en décembre dernier et en particulier la Force d’Action rapide, les nouveaux Janjawids, s’attaquent aux civils, tandis que les bombes visent systématiquement les villages, les bâtiments communautaire, les centres de soins, les puits, les stocks de récolte… L’objectif est de vider toutes ces régions de ses populations pour ne pas qu’elles apportent du soutien aux forces rebelles. Outre les nombreuses victimes, ces attaques ont produit des déplacements de populations massifs.

Les principaux dirigeants soudanais font l’objet d’un mandat d’arrêt par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide pour le seul Omar el Béchir. Mais le manque de coopération de plusieurs pays de la région a poussé Fatou Bensouda, la Procureure de la CPI, à déclarer devant le Conseil de sécurité de l’ONU le gel de nouvelles instructions sur les crimes des dirigeants de Khartoum, en guise de protestation.
La communauté internationale n’a protesté que bien mollement face aux nouvelles exactions contre les civils au Soudan. Jusqu’à quand ?

 

Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un rétrolien depuis votre site internet.

Leave a Reply