Interview de Jacky Mamou par CSF

Propos recueillis par B.Branitcheva pour Communication Sans Frontières®© CSF- Sept 2011

Jacky Mamou

Président du Collectif Urgence Darfour, ancien président de Médecins du Monde.

« C’est notre petite association fonctionnant avec des bouts de ficelle qui a amené le Darfour à la connaissance d’un large public. Pas les grosses machines humanitaires ou de droits de l’homme ».

INTERVIEW

Communication Sans Frontières :
Pouvez-vous nous faire le point sur la situation au Darfour ?
Jacky Mamou :
Malheureusement la situation  reste mauvaise. Il n’y a ni paix ni sécurité pour les habitants du Darfour. Sur le plan politique, les « négociations » de Doha entre le gouvernement soudanais et les rebelles sont au point mort. Il n’y aucune perspective prochaine de paix au Darfour. Les principaux groupes d’opposition refusent toutes discussions, alors que l’armée soudanaise bombarde et que ses milices violent et tuent les civils. Les accords avec le LJM, un groupuscule nouvellement apparu, ou la nomination d’un Darfouri arabe inconnu comme vice-président ne trompent personne. Ce gouvernement ne connaît que la violence pour résoudre les problèmes du pays. Le Darfour reste actuellement la plus grande opération humanitaire de la communauté internationale: 4 millions de personnes sont concernées par les secours. Mais l’aide humanitaire demeure toujours précaire et l’insécurité est savamment organisée par Khartoum. Récemment 600 000 personnes ont été longtemps privées des distributions alimentaires après l’enlèvement d’un équipage du Programme alimentaire mondial. Les déplacements forcés de population continuent. Depuis le début de l’année le Djebel Marra est bombardé quotidiennement et les attaques de l’armée et des milices Janjawids ont obligé au cours des derniers mois des centaines de milliers de personnes à fuir leurs villages. Médecins du Monde, pratiquement la seule ONG médicale de la région, a été expulsée en février dernier. On pourrait multiplier les exemples. Comme le cas du camp de Zam Zam qui comptait jusqu’à peu 100 000 déplacés. En quelques semaines il y a eu un afflux de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Les capacités d’accueil et l’offre humanitaire ont été submergées. L’enregistrement officiel de leur présence par les responsables humanitaires prend du temps; de fait les non enregistrés n’ont eu ni rations alimentaires ni couvertures, et ce en pleine saison des pluies… Le président Béchir  prône maintenant « la nouvelle politique ». Ce qui signifie, en quelques mots, que le temps n’est plus à l’urgence mais au développement du Darfour puisque la guerre serait finie. Donc il faut inciter les déplacés à rentrer chez eux, vers des terres et des villages, où tout est brûlé sinon occupé par des nouveaux arrivants alliés du régime. Le gouvernement soudanais a plaidé cette nouvelle option pour s’opposer à une reconduction du mandat des Casques bleus de la MINUAD. Heureusement il n’a pas été écouté et le 29 juillet dernier le Conseil de Sécurité a renouvelé leur présence. La pression de Khartoum s’exerce pour que les camps ne soient plus des « espaces humanitaires ». C’est pourquoi les miliciens y font de fréquentes incursions violentes ; tout est fait pour fragiliser l’aide, entraver la circulation et l’action des ONG et des Casques bleus. Plus de témoins ! Béchir veut se débarrasser des humanitaires et des Nations unies, ce qui lui permettrait de vider les camps et de susciter le retour des populations.

CSF :
L’indépendance du Sud-Soudan est-elle selon vous toujours aussi dangereuse que vous l’écriviez dans Le Monde en Janvier 2011 ?

JM :
Le raz de marée sudiste en faveur de l’indépendance de leur pays en dit long sur le désir profond de s’émanciper de leurs anciens maîtres du Nord-Soudan. Cela dit, les problèmes ont commencé dès le lendemain du résultat. C’est un pays épuisé par des décennies de guerre au bilan épouvantable 2 millions de morts et 4 millions de réfugiés. Les infrastructures de base-routes, écoles, bâtiments administratifs, sont quasi inexistantes. Les dirigeants sudistes sont imprégnés d’une culture de la guerre qu’il va falloir transformer très vite en culture du développement. Et Khartoum ne va pas les aider ! Les rivalités ethniques sont des points de vulnérabilité que les Nordistes ont toujours utilisé pour fomenter des troubles et des divisions. Comme, de plus, les armes n’ont pas été rendues et que tout le monde en a, rien ne sera facile. Quant à la corruption, elle est endémique. Depuis la tribune que j’ai co-signée avec Simone Dumoulin de Vigilance Soudan et Diagne Chanel du Comité Soudan, les violences interethniques se sont multipliées avec la main de Khartoum qui attise les conflits. La guerre est installée aux frontières du Sud-Soudan dans les Etats du Sud-Kordofan et du Nil Bleu et l’armée nordiste a envahi la zone disputée d’Abyei . Dès lors il sera bien délicat d’échapper à une nouvelle guerre avec le Nord.

Quant à la lutte contre la corruption, elle constitue la plus grande priorité du président Salva Kir. D’ailleurs les pays donateurs ne tolèreront pas longtemps que les ressources de l’aide soient détournées. Il en va tout simplement de l’avenir de la nouvelle nation.

CSF :
En quoi l’action du Collectif Urgence Darfour (CUD) se justifie t-elle encore aujourd’hui ?
JM :
Rien n’est réglé au Darfour. Et maintenant l’impunité dont ont bénéficié les hommes de Khartoum au Darfour est payée par les populations d’autres régions du Soudan : celles du Sud-Kordofan et du Nil bleu. Béchir est le responsable de la chaîne de commandement qui a ordonné des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide au Darfour. Avant lui, son principal collaborateur sur le terrain, Ahmed Haroun, avait déjà  été inculpé par la CPI, pour avoir recruté, organisé et financé les milices Janjawids. Mais il est toujours en liberté et doté de responsabilités gouvernementales accrues.
Ce sont ces mêmes individus qui attaquent aujourd’hui les populations civiles du Sud-Kordofan (Haroun en est le gouverneur frauduleusement élu) et du Nil bleu. Et ils utilisent les mêmes méthodes : bombardements, encerclements par l’armée des villages, puis razzias par des milices.
Les populations Noubas qui habitent cette région ont déjà payé un lourd tribut dans le passé lorsqu’elles se sont révoltées contre Béchir, et alliées aux Sudistes. Des centaines de milliers de civils ont été tués. Or les accords de paix ne les ont pas incluses dans la zone sudiste, mais dans la région sous domination nord-soudanaise. Cependant les documents prévoient la tenue de consultations populaires pour statuer sur leurs relations avec Khartoum. Béchir n’a pas attendu leur tenue pour les attaquer. Les journalistes et les humanitaires sont interdits d’accès à cette zone. Comme au Darfour, outre les violations massives des droits de l’homme, il y des dizaines de milliers de déplacés et de nombreux réfugiés en Ethiopie.

Je pense donc qu’il reste  indispensable d’attirer l’attention des autorités internationales  et du public sur ce qui se passe au Soudan. Malheureusement notre action se justifie donc toujours autant.

CSF :
Quel regard portez-vous sur les campagnes de mobilisation tous azimuts à propos du Darfour dont Libération considérait que la crise peinait à mobiliser ?
JM :
J’ai relu l’article de Christophe Ayad. Il s’interroge surtout sur le manque d’enthousiasme de la communauté internationale pour agir afin de faire cesser ce que Koffi Anan appelle « l’enfer sur terre ». De fait les soutiens au Soudan, de la Chine, de la Russie mais aussi de la Ligue Arabe et de l’Union Africaine, ont amoindri tous les efforts en faveur de mesures contraignantes à l’encontre du Soudan. Il n’y pas eu absence de réponse face aux crimes de Khartoum, il y a eu insuffisance de réaction. En ce qui concerne la société civile, avec le peu de moyen dont dispose Urgence Darfour, nous avons fait énormément de choses pour faire connaître la situation au Darfour en direction du grand public.

CSF :
Dans son ouvrage « Urgence Darfour », les artifices d’une réthorique néo-conservatrice, l’auteur Fabrice Weissman dénonçait des « approximations et artifices sur lesquels s’est construit le discours de votre collectif. Qu’en penser aujourd’hui ?
JM :
Je ne savais pas que Fabrice Weissman avait écrit un livre sur le sujet. Au lieu de consacrer son temps de salarié de l’humanitaire à attaquer ceux qui s’efforcent de mobiliser l’opinion, il aurait mieux fait d’enquêter sur les victimes du Darfour. Il n’aurait pas présenté la situation comme une guerre civile, mais pour ce qu’elle est : une véritable guerre contre les civils. Mais sans doute pense-t-il que les juges de la Cour Pénale internationale qui ont délivré un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité puis génocide à l’encontre du président soudanais sont des partisans du Tea party !

CSF :
Rony Brauman dans un précédent interview à Communication Sans Frontières, considère vos campagnes plus comme de la propagande que de l’information, que lui répondez-vous ?
JM :
C’est notre petite association fonctionnant avec des bouts de ficelle qui a amené le Darfour à la connaissance d’un large public. Pas les grosses machines humanitaires ou de droits de l’homme. Le travail d’advocacy, de plaidoyer auprès de l’opinion publique, qui représentait un volet important de la communication des ONG comme MdM ou MsF, n’a pas été accompli sur le Darfour. Pensez au bruit (légitime !) qui a  été fait sur le Rwanda, la Bosnie ou le Kosovo. En Angleterre le gouvernement soudanais s’est octroyé les services d’un grand cabinet d’avocats pour défendre son image. En France ce n’était pas nécessaire, il y a visiblement des gens qui font cela très bien à leur place, et probablement gratuitement. La rhétorique de Rony Brauman sur le Darfour consiste à critiquer 2 minutes les bourreaux et 2 heures Urgence Darfour. Je ne parlerai même pas ici des accusations frôlant le délire paranoïaque lancées systématiquement contre nous par Pierre Péan… Mais les faits sont têtus et les juges de la CPI ont tranché, il s’agit bien de crimes contre l’humanité et même de génocide. Un peu gênant non ?
D’autre part, Rony Brauman veut nous faire la leçon…L’avez-vous entendu sur les horreurs en train de se dérouler au Sud Khordofan et au Nil Bleu ? Fait-il des interventions dans les médias pour protester contre l’interdiction d’accès des ONG humanitaires, alors que d’après Human Rights Watch et Amnesty International, il y aurait des milliers de blessés sans secours, que des centaines de milliers de personnes fuient les bombardements de l’aviation soudanaise sur leurs villages ? De plus en plus gênant…

CSF :
Est-ce que, selon vous, l’Arche de Zoe, est une conséquence de vos appels ?
JM :
Allons bon, décidément vous cherchez la polémique ! L’arche de Zoé est une dérive grave chez des jeunes qui avaient très peu d’expérience de l’humanitaire. Je pense que les gens qui, comme Rony Brauman justement, ont dit qu’il n’y avait rien à faire pour défendre les Darfouris, à part faire un don aux associations, portent eux-mêmes une lourde responsabilité.

Mais la principale responsabilité incombe aux décideurs internationaux. L’Onu ne peut pas d’une part adopter la  « responsabilité de protéger » et, dès que se présente l’occasion de l’appliquer comme évidemment c’était le cas au Darfour, prendre tous les chemins de traverse pour éviter de le faire.

CSF :
Le Cercle de l’Oratoire auquel vous appartenez fut créé après les attentats du 11 septembre 2001 aux USA. Comment avez-vous abordé la question des commémorations des 10 ans ?
JM :
Le Cercle de l’Oratoire n’existe plus. Pour ma part, je suis allé comme simple citoyen aux commémorations qui ont eu lieu à Paris le 11 septembre. Les attentats de masse qui ont comme objectif de tuer le plus grand nombre possible de civils et de terroriser les autres sont des crimes contre l’humanité. La réponse de la société civile américaine a été impressionnante : « We are not afraid » disaient les gens. Les pompiers de New-York sont devenus leurs héros. Mais l’Onu est toujours incapable de dégager un consensus sur la définition du terrorisme !

CSF :
Vous avez appelé à soutenir notamment l’intervention des forces armées occidentales en Afghanistan comme d’autres intellectuels. En tant qu’humanitaire, ancien Président de Médecins du Monde,  n’est-ce pas paradoxal ?
JM :
Je ne me souviens pas avoir signé un tel appel. Cela dit, j’ai été satisfait que le régime obscurantiste et cruel des Talibans tombe. Pas vous ?

CSF :
Le travail des ONG est-il avant tout politique, diplomatique, médiatique ?
JM :
Les ONG humanitaires doivent porter assistance à des populations, et le faire bien ! C’est leur cœur de métier. Dans le projet associatif de Médecins du Monde est bien stipulé que le témoignage est partie intégrante de l’action humanitaire. Je suis resté attaché à ce point doctrinal. Le témoignage en faveur des victimes acquiert de la puissance s’il est relayé médiatiquement, il permet d’espérer des conséquences politiques et diplomatiques au profit des victimes.

CSF :
Les peuples peuvent-ils disposer d’eux mêmes si des puissances étrangères interviennent dans leurs conflits nationaux?
JM :
Nous sommes depuis longtemps dans un processus de mondialisation. Cela fait belle lurette que les conflits n’y échappent pas ! Pour ne parler que d’un passé récent, pensez aux guerres coloniales ou à la guerre froide. Nul doute que dans les luttes d’émancipation des peuples du Kosovo, de Timor, de Palestine… des puissances étrangères interviennent et pas forcément pour des raisons désintéressées. De même dans les conflits nationaux, les voisins ou les grandes puissances interviennent. Le Soudan a longtemps soutenu la rébellion hostile au président tchadien Idris Déby, pendant que celui-ci appuyait un groupe Darfouri rebelle. On peut le regretter mais c’est une réalité bien banale.

CSF :
Pierre Micheletti parle de « désoccidentaliser » l’humanitaire, dans son ouvrage Humanitaire, s’adapter ou renoncer. Partager-vous son point de vue?
JM :
Pas du tout ! Faut-il « désoccidentaliser » la liberté, la démocratie, l’internet? Ce genre de concept représente le cheval de Troie des dictatures qui veulent faire croire aussi que les droits de l’homme ne sont pas universels. L’action humanitaire n’appartient à personne, même si ses principes ont été inspirés par les Lumières occidentales. Elle est au service de tous sans exception de couleur, de religion, de sexe. En général ceux qui goûtent la « désoccidentalisation » adorent les exceptions… Peut-être vont-ils nous expliquer un jour que la notion de génocide est une invention occidentale inapplicable à l’Afrique, par exemple. Demandez aux Tutsis ce qu’ils en pensent !  L’aide humanitaire doit être indépendante et impartiale. Le gouvernement soudanais est le premier à appliquer la « ligne Micheletti » pour « la désoccidentalisation » de l’aide au Darfour. Il n’y voudrait que des « ONG » venues de pays arabes ou amis. Vous imaginez bien que les Darfouris ne partagent pas ce point de vue…

CSF :
Quel est votre sentiment sur l’époque que nous traversons ? Est-ce un choc des civilisations comme le prédisait Samuel P. Huntington ?
JM :
Les révolutions arabes représentent un immense espoir. Les jeunes révolutionnaires ont soif de liberté, de justice, d’Etat de droit, de dignité et de démocratie. L’usage de l’internet, des réseaux sociaux, des reportages filmés à partir de téléphones portables, les banderoles écrites aussi bien en anglais qu’en arabe, montrent la convergence des pratiques de la jeunesse du monde entier. Si ce sont des sociétés ouvertes qui surgissent (même si ce n’est que dans quelques années) de ce printemps arabe, alors le risque de choc des civilisations s’éloignera durablement.

CSF :
Pourquoi n’existe t-il pas, par exemple, selon vous, des collectifs du type  « Urgence Palestine »  ou « urgence Tchétchénie » ?
JM :
Vous êtes bien mal renseignée. Il existe de nombreux et très actifs comités qui s’occupent de la solidarité avec la Palestine. De même il existe un Comité Tchétchénie. Au moment de l’acmé de la répression russe, ce Comité avait d’ailleurs appelé à une manifestation à Paris que MdM et MsF avaient soutenu à l’époque. Je me souviens aussi que lors de leur remise du Nobel de la paix, les récipiendaires de MsF portaient chacun un tee-shirt où étaient inscrites les lettres formant le nom de Tchétchénie. Nos amis de MsF ont sans doute oublié tout cela…

CSF :
L’ONU s’est appuyée  dans le cas libyen, sur la responsabilité de protéger pour autoriser une zone d’exclusion aérienne et la saisine de la CPI. Est-ce le triomphe du droit d’ingérence ?
JM :
Effectivement la responsabilité de protéger est une avancée. Dans le cas où un régime est incapable de préserver sa population contre des crimes de masse, alors il incombe à la communauté internationale de le faire à sa place.
Evidemment il ne s’agit pas de déclarer la guerre à tous les dictateurs. Mais dans des circonstances vraiment graves, le caractère sacré de la souveraineté ne peut servir de prétexte pour laisser faire. Et il existe toute une gamme de mesures coercitives avant de passer à un conflit armé : sanctions économiques, isolement diplomatique, recours à la justice internationale…

Cependant on voit bien les limites de l’exercice. Rien ne se fait jusqu’à maintenant  contre les crimes de Bachar al Assad en Syrie. Les Chinois et les Russes qui malmènent tranquillement leurs populations au Tibet ou en Tchétchénie, font jouer leur droit de veto. Mais ce qui est bien plus inquiétant ce sont les positions des nouvelles puissances émergentes. Le Brésil, l’Afrique du sud, l’Inde préfèrent jouer la partition « anti-impérialiste » à la promotion de la démocratie. Je trouve cela consternant…

CSF :
Qu’est-ce qui vous révolte le plus aujourd’hui ?
JM :
Qu’en dépit des mandats d’arrêt internationaux lancés contre lui par la Cour pénale internationale, le président du Soudan, Omar el-Béchir ne soit pas encore derrière les barreaux à La Haye, là où est sa place après toutes les atrocités qu’il a organisées et qu’il n’a pas cessé d’ordonner ! De manière plus générale, l’impunité des grands criminels qui font massacrer les peuples, et souvent leurs propres peuples (je pense aujourd’hui à Bachar al-Assad) me révolte profondément.

CSF :
Qu’est-ce qui vous satisfait le plus aujourd’hui ?
JM :
Que Barcelone joue le plus beau football au monde et gagne quand même. Une forme de morale qui montre que le pire n’est pas obligé, et ce dans tous les domaines.

CSF :
Quelle est la question que vous auriez aimé que l’on vous pose et que l’on ne vous a jamais posée ?
JM :
Qu’avez-vous transmis à vos enfants ? Voilà une vraie question qui touche au personnel mais aussi à l’engagement.

 

BIOGRAPHIE

Jacky MAMOU  est  docteur en médecine et exerce comme pédiatre. Il est aussi spécialiste en santé publique. Son engagement associatif l’a conduit vers Médecins du Monde , dont il est membre depuis 1983, puis responsable de la mission au Chili de 1984 à 1993. Il est élu au Conseil d’administration en 1986 et devient responsable Amérique latine, puis Vice-président (1991), en charge de la mission France de 1994 à 1996, puis Président (1996-2000). Rédacteur en chef (2002-05) de la revue Humanitaire, qu’il fonde et anime avec le Dr Jacques Lebas. Il a occupé différentes fonctions dans le domaine de la lutte contre l’exclusion en France: Membre du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) (1999-2005), président du groupe de travail : « Suivi de la mise en place de la Couverture maladie universelle (CMU), Membre du  Conseil de surveillance des fonds de financement de la protection complémentaire de la CMU (2000-2005). Il a exercé des responsabilités dans d’autres associations : Administrateur du SSAE, Soutien, solidarité et actions en faveur des émigrants (2005-10), Administrateur del’Œuvre de secours des enfants (OSE) depuis 2008. Membre fondateur et Président du Collectif Urgence Darfourdepuis 2005. Il a publié : L‘Humanitaire expliqué à mes enfants (2001), édition du Seuil; Urgence Darfour (2007) en tant que co-auteur aux éditions des Idées et des hommes .

 

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