COMMUNIQUE DU COLLECTIF URGENCE DARFOUR :
 Selon les représentants de Khartoum : « Meriam serait en prison pour être protégée! »

COMMUNIQUE DU COLLECTIF URGENCE DARFOUR :

Selon les représentants de Khartoum : « Meriam serait en prison pour être protégée! »

Paris, le 6 juin 2012,

Une délégation de personnalités, conduite par le Collectif Urgence Darfour (CUD), a été reçue à l’ambassade du Soudan, le 5 juin 2014, pour demander la libération de Meriam, chrétienne de 27 ans, condamnée à mort pour apostasie.

La délégation qui a remis l’appel signé par une soixantaine de personnalités féminines, était composée de Maître Ilana Soskin, avocate, déléguée générale du CUD ; Fadela Amara, ancienne ministre ; Simone Dumoulin, présidente honoraire de Vigilance Soudan ; Aline-Louise Issermann, cinéaste ; Sylvie Smaniotto, magistrate ; Martine Bernheim de la LICRA, Dr Caroline Madsac, vice-présidente du CUD. La journaliste Maria Malagardis les accompagnait. La délégation a été reçue par Jubair Ismail Jubair, ministre plénipotentiaire et Abdelraouf Amir Ali Amir, ministre-conseiller.

Il a été souligné par les participantes le non-respect des engagements internationaux du Soudan. En effet, ce pays a ratifié le Pacte des droits civils et politiques de l’ONU, s’engageant ainsi à respecter pour chaque citoyen la liberté religieuse et le droit de changer de culte. De plus la Constitution transitoire soudanaise – qui a valeur supérieure à la loi pénale de 1991 sanctionnant l’apostasie – garantit le pluralisme religieux.

Les diplomates soudanais ont prétendu que Meriam restait en prison « pour être protégée de sa famille ». « C’est pour ça que vous l’avez faite accoucher avec des chaînes aux pieds » lui a rétorqué une participante ! Le cas d’une autre jeune femme -Faiza Abdalla-, emprisonnée pour les mêmes faits depuis début avril, a également été mis en avant par la délégation. Ils ont insisté sur le fait que Meriam était en bonne santé et que ce jugement n’était «qu’une condamnation en première instance » et des recours ont été faits par la défense.

Les officiels ont mentionné également « la mise en place d’une commission de 50 sages » qui devrait donner un avis sur la situation de Meriam, sans qu’on sache la composition et le statut de cette nouvelle instance.

Les personnalités n’ont pas été rassurées par les déclarations des ministres soudanais. Elles ont réitéré leur demande de libération rapide de Meriam ainsi que l’annulation des charges pesant sur elle. Les personnalités ont promis une mobilisation plus puissante dans le cas contraire.

Vous pouvez laisser un commentaire, ou effectuer un rétrolien depuis votre site internet.

2 Responses to “COMMUNIQUE DU COLLECTIF URGENCE DARFOUR :
 Selon les représentants de Khartoum : « Meriam serait en prison pour être protégée! »”

  1. Agnès G. dit :

    Il ne faudrait pas laisser ramener ta situation chère Mariam à un combat religieux. Tu es victime d’atteinte aux droits fondamentaux de l’Homme, de la part d’hommes, de religieux, du pouvoir, et aucune cause n’a le droit de récupérer ta situation. Nous combattrons pour toi afin que le monde sache et agisse.
    Garde espoir.

  2. betina Vaderne dit :

    « Maryam, Mariam, Maryem ou Meryem (en arabe : مريم‬), est le nom de la mère de Îsâ, le nom sous lequel est appelé Jésus dans le Coran et la tradition musulmane. Maryam est la forme araméenne du nom « Marie », alors que Myriam en est la forme en hébreu. ../.. Elle est la seule femme nommément citée dans le Coran, et la dix-neuvième sourate porte son nom. Elle est d’ailleurs citée plus souvent dans le Coran que dans le Nouveau Testament… (Wikipédia) »

    En suppliciant MERIAM, c’est comme si tout un état fanatisé et inculte, s’attaquait à toutes les femmes. Ils nient et tuent symboliquement leurs mères, leurs filles et tout leur descendance. Ce serait une manière un peu trop idéale d’éradiquer ces béotiens ignorants

Leave a Reply