Commentaire de la réponse de Monsieur Alain JUPPE au Collectif Urgence Darfour

Jacky Mamou écrit au Quai d'Orsay

Commentaire de la lettre adressée par Monsieur Alain JUPPE, Ministre des affaires étrangères au Collectif Urgence Darfour le 30 mai 2011.


Le collectif Urgence DARFOUR s’était ému, auprès des autorités françaises, de la présence, lors de la cérémonie d’investiture du Président de la République de DJIBOUTI, d’une délégation de notre pays aux côté de Monsieur OMAR EL BECHIR, Président du Soudan, sous mandats d’arrêts internationaux pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides.

Aux termes de la réponse qui lui a été adressée par Monsieur le Ministre des affaires étrangères Alain JUPPE le 30 mai 2011, le Collectif Urgence DARFOUR a la satisfaction de :

  • constater que ladite délégation a « évité tout contact » avec Monsieur EL BECHIR,
  • condamner sans équivoque « les exactions à l’encontre de la populations civile …commises au DARFOUR par l’armée soudanaise »,
  • réaffirmer avec force le soutien de la France à l’action de la Cour Pénale Internationale dont il est par ailleurs rappelé la «vocation universelle »,
  • afficher fermement la volonté de la France à faire prévaloir les droits de l’homme sur toute autre considération.

 

En ce sens, Monsieur le Ministre des affaires étrangères conclut sans ambiguïté que :

La lutte contre l’impunité, notamment des plus hauts responsables de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre ou de génocide, demeure un des éléments prioritaire de la politique étrangère de la France. C’est dans cet esprit que la France arrêterait sa position dans le cas où le Conseil de sécurité serait saisi d’une demande de suspension des mandats d’arrêts émis par la Cour pénale internationale contre le Président Soudanais.

Espérons que le choix politique ainsi exprimé ne restera pas lettre morte. En effet, à l’heure où Monsieur OMAR EL BECHIR vient d’être reçu en « grande pompe » par la CHINE, il apparait crucial pour les victimes du DARFOUR, pour l’efficience de la Cour pénale internationale et plus généralement pour la communauté universelle que la France agisse conformément à ses valeurs et à ses engagements.

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