17 ONG dénoncent la dégradation de la situation humanitaire au Darfour

Dix-sept ONG, parmi lesquelles African Centre for Peace and Justice Studies et Human Rights First, ont exprimé à Paris ce lundi 10 janvier leurs « vives préoccupations » au sujet d’une brusque dégradation de la situation humanitaire au Darfour. Dans un communiqué, elles affirment que la situation sur le terrain s’est dégradée dans les semaines précédant le référendum démarré hier au Sud-Soudan avec une reprise des violents combats entre les forces gouvernementales et la fraction rebelle dirigée par Minni Minnawi, qui s’était rallié au gouvernement il y a quelques années.

« Les affrontements et attaques conduites contre les civils par les forces gouvernementales à Khor Abeche, Shaeria et Shangil Tobaya ont provoqué le déplacement de 32.000 personnes »,

soulignent  les 17 ONG qui déplorent que la présence de la Mission conjointe Union africaine/Nations unies au Darfour (MINUAD) n’ait pas suffi à mettre fin aux exactions contre les civils et à la poursuite des violations des droits humains.

« Les violations des droits humains, y compris les violences sexuelles, ont persisté à l’intérieur et à l’extérieur des camps de personnes déplacées à travers le Darfour »,

s’insurge le groupe d’ONG, qui accuse les rebelles et le pouvoir d’imposer un black-out de l’information dans la région. Malgré la présence des Casques bleus et des membres du personnel civil de l’ONU, il n’est guère possible de se procurer des informations relatives à la sécurité dans cette région et à l’impact des violences sur les civils, indique encore le regroupement d’associations, parmi lesquelles la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et la Coalition arabe pour le Darfour.
Pour les 17 ONG, l’ensemble des belligérants doivent respecter le droit humanitaire international et le libre accès des ONG aux populations civiles, quels que soient leur appartenance ethnique et leur lieu de résidence. En dépit de la signature de plusieurs accords de paix entre le pouvoir central et différentes factions rebelles, les violences n’ont pas cessé dans la province occidentale du Soudan, entraînant toujours plus de morts et des dizaines de milliers de nouveaux déplacés.

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