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VENEZ ASSISTER A UN CONCERT PRIVÉ AU BAL BLOMET, AU PROFIT DE NOS ACTIONS HUMANITAIRES

 

 

 

Nous organisons un concert au bal Blomet, le plus ancien club de jazz de Paris, l’ancien « Bal nègre »..
Des artistes de renom se produiront au profit des actions humanitaires du Collectif Urgence Darfour.

 Retenez vos places pour le lundi 7 octobre à 19h30 en suivant les modalités suivantes:

1.S’inscrire obligatoirement par mail à l’adresse email:  concertdarfour@gmail.com

2.Payer le nombre de places désirées :

  • par CB sur le site, juste à côté sur la colonne de droite, en cliquant sur: « Faire un don »
  • par chèque libellé au nom d’Urgence Darfour et  adressé à Urgence Darfour, BL 15, 54 rue de Pigalle 75009 Paris

L’inscription sera validée à réception du règlement des places

Participation aux frais de cette soirée: 100 € par personne /soutien:300€/bienfaiteur: + de 300€/étudiants: 30€ . Toutes les entrées donnent droit à un CERFA de déduction fiscale.

Le Soudan entre terreur et non-violence, par Roger-Pol Droit

La situation au Soudan nous concerne tous. Pas seulement pour des motifs géopolitiques. Entre violence des pouvoirs et invention des mouvements de citoyens, des luttes se multiplient partout.

 

Publié le 14/06 à 08h36 sur lesechos.fr

La situation à Khartoum, ces derniers jours,  ouvre une crise majeure , dont les enjeux dépassent de très loin les frontières du Soudan. Pour deux séries de raisons. La première, la plus visible, relève de la géopolitique. Ce pays charnière voit en effet s’entrecroiser ou s’affronter les intérêts des Russes et des Chinois, la sphère d’influence directe de l’Egypte, des Emirats et de l’Arabie saoudite, et les tentatives de retour dans la région des Etats-Unis, sans oublier l’Europe et ses atermoiements, liés notamment au dossier des migrants.

Je laisse aux experts de l’échiquier mondial le soin de mettre en lumière cet écheveau complexe, d’en discerner tenants et aboutissants, d’en mesurer les risques. Je veux parler des autres motifs, moins évidents, pour lesquels cette crise ne concerne pas uniquement le peuple du Soudan, mais finalement tout un chacun sur la planète. Ces raisons tiennent à la philosophie politique.

Résolus et pacifiques

Ce qu’il y a d’exemplaire, dans la série d’événements en cours, c’est en effet la confrontation directe, tranchée – parfaite, en un sens, dans la pureté du contraste – entre deux conceptions et deux pratiques de la politique. D’un côté, une foule de citoyens résolus et réfléchis, déterminés à être pacifiques, est parvenue début au début du mois d’avril 2019 à faire quitter le pouvoir au sanglant président Omar El Béchir, actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour génocide et crimes contre l’humanité.

TRIBUNE. « La France doit soutenir le combat des peuples du Soudan pour la liberté »

« Rien n’est joué »,

On ne peut que saluer la chute du dictateur génocidaire Bachir, victoire obtenue par les manifestants pacifiques de tout le Soudan. Omar al-Bachir a été écarté du pouvoir par un coup d’Etat militaire et c’est devant la Cour pénale internationale qu’il devrait désormais répondre de ses crimes : la CPI avait en effet lancé en 2009 et 2010 un mandat d’arrêt international à son encontre pour crimes de guerre, crime contre l’humanité et génocide commis sous ses ordres au Darfour. Le conseil militaire de transition a décrété dimanche qu’il ne livrera pas le président.

La mise hors-jeu d’Omar al-Bachir – qui serait actuellement incarcéré – n’est pas la fin de la dictature islamo-militariste. L’homme qui est apparu pour lire le communiqué de la Junte est le lieutenant-général Awad Ibn Ouf, ministre de la Défense, impliqué en tant que chef des renseignements militaires dans l’organisation d’attaques meurtrières contre les civils au Darfour. Il a annoncé non pas un gouvernement de transition vers la démocratie mais une suspension de la Constitution et un conseil militaire en guise de gouvernement pour les deux prochaines années, avec un couvre-feu à 22 heures. La libération des prisonniers politiques est la seule concession présentée aux manifestants. Cependant, 200 détenus à la prison d’Al Houda au Darfour ne sont toujours pas libres.

La déception et la colère ont suivi la joie de tous ceux qui se sont mobilisés depuis près de quatre mois pour le pain, la liberté et la chute du régime. Le sit-in a continué d’ailleurs, le peuple soudanais bravant le couvre-feu instauré par la Junte. Et cette permanence de la lutte a payé : Awad Ibn Ouf a démissionné au bout de 24 heures. Il est remplacé par le général Abdel Fattah Bourhan. C’est un homme qui est également impliqué dans les massacres de civils au Darfour. Il était commissaire militaire dans la région. Il y a formé et armé les milices Janjawid d’Ali Kushayb, inculpé par la CPI. Selon des rescapés, il était sur place lors des massacres de Mukjar et Deleig dans la période 2003 et 2004. Il a été nommé chef des services de renseignements militaires au Darfour.

Les militaires sont donc divisés, une partie de la troupe et des officiers intermédiaires a fraternisé avec les manifestants, s’opposant même aux attaques des services de sécurité et des milices islamistes. Tandis qu’au Darfour l’armée s’est interposée entre les manifestants et les services de sécurité. Plusieurs civils ont été tués ainsi qu’un lieutenant.

Rien n’est joué. Tout va dépendre de l’intensité de la mobilisation des Soudanais et de la solidarité qui leur sera apportée.

Le soutien international en faveur d’un gouvernement civil en vue d’une transition vers un régime démocratique est fondamental. L’Union européenne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la Norvège ont déjà soutenu cette demande. La France, plutôt discrète depuis le début des évènements, doit clairement se prononcer pour l’instauration immédiate d’un régime démocratique au Soudan. Elle doit aussi rappeler aux autorités soudanaises que la place d’Omar al-Bachir, et de quelques autres poursuivis par la CPI, est à La Haye.

Le Collectif Urgence Darfour insiste pour que la communauté internationale veille à préserver les manifestants pacifiques de toute violence et qu’elle œuvre à laisser s’exprimer leurs aspirations démocratiques.

Huguette Chomski, présidente du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme (MPCT)

Mario Stasi, président de la Licra

Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour

Séta Papazian, présidente du collectif Vigilance arménienne contre le Négationnisme (VAN)

https://www.nouvelobs.com/monde/20190415.OBS11617/tribue-la-france-doit-soutenir-le-combat-des-puples-du-soudan-pour-la-liberte.html

Solidarité avec le Soudan révolté

Solidarité avec le Soudan révolté

le lundi 28 janvier 2019 à 19h

à la Mairie du 9ème
6 rue Drouot 75009 Paris

Depuis plus d’un mois des manifestations ont lieu à travers tout le Soudan pour réclamer le pain et la liberté.

Le régime militaro-islamiste du président Omar el-Béchir ne répond que par la violence, faisant tirer sur la foule (plus de 40 morts, des centaines de blessés) et pratiquant des arrestations de masse.

Ne laissons pas faire ce gouvernement dont les principaux responsables sont déjà poursuivis par la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité et génocide à l’encontre des populations du Darfour.

Notre silence et celui des gouvernements démocratiques seraient de la complicité.

Exprimons notre soutien à la révolte des Soudanais !

Organisé par le Collectif Urgence Darfour et Espoir d’ici et d’ailleurs.

En partenariat avec France Terre d’Asile, Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA), SOS Racisme, Collectif Vigilance Arménienne contre le Négationnisme, Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), Mouvement Pour la Paix et contre le Terrorisme (MPCT)…

Avec la participation de personnalités et de représentants des partis politiques et des syndicats français.

Une lettre du Dr Jacky Mamou

 

Paris le 8 décembre 2018

 

Madame, Monsieur,

 

La situation des populations du Darfour et plus généralement du Soudan continue à être dramatique.

Les femmes et les enfants restent les plus vulnérables, qu’ils vivent dans des camps de déplacés à l’ouest du pays ou qu’ils soient regroupés au Tchad dans des camps de réfugiés.

Le Collectif Urgence Darfour continue de plaider la cause des civils auprès des autorités françaises et de l’opinion publique.