Point de vue: « L’expansion du projet arabo-islamique au Darfour »


par Gaffar Mohammud Saeneen

 

Le Darfour fait l’objet d’une occupation constante.

Récemment, des auxiliaires du gouvernement soudanais ont tenté à plusieurs reprises de creuser des puits dans la bande nord au nord du Darfour, notamment la zone de Dar Zaghawa, sans avoir consulté au préalable, ni obtenu l’autorisation des habitants de cette région. Cette politique consiste à inaugurer l’occupation de terres autochtones et à leur substituer des colonies étrangères d’Arabes nomades, originaires du Mali, du Niger et de Mauritanie.

 

De nombreuses vidéos circulent, illustrant la continuité de cette expansion dans les zones au nord du Darfour par des groupes arabes dans la période à venir. Cette politique d’occupation de terres autochtones et de leur remplacement par de nouveaux colons est une politique ancienne, qui a été mise en œuvre de façon continue durant la guerre et après dans la plupart des régions habitées par les Fours et les Mesilats au Darfour Ouest, jusqu’au centre du Darfour, où ils subissent la terreur et une intimidation systématique avec l’aide des milices arabes du gouvernement de Khartoum.

 

Tout cela fait partie de la politique du projet arabo-islamique visant à occuper cette partie du Soudan, de façon à ce qu’ils puissent s’étendre jusqu’au Tchad et l’Afrique Centrale, progressivement, avec l’aide du gouvernement du Soudan et des Etats du Golfe. Ce qui se passe actuellement à Dar Zaghawa constitue une menace pour la stabilité future au niveau du Darfour et de ses voisins, à savoir le Tchad et l’Afrique Centrale, et je ne crois pas au succès de quelque tentative que ce soit pour contrer et s’opposer à cette politique d’expansion territoriale de la part des habitants de Dar Zaghavwa, du fait de la faiblesse militaire et des dissensions parmi les forces combattantes.

 

Ce qui subsiste du territoire du Darfour dans la bande nord à travers Dar Zaghawa et Dar Medoub est menacé d’occupation et, si les occupants réussissent dans leur projet absurde, il nous faudra oublier l’avenir du Darfour, un pays de la taille de la France, et capituler face au projet arabo-islamique.

 

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Merci pour la traduction : © GF – 05.2017 – MPCT

 

« IL Y A PLUS DE VIOLENCE AU DARFOUR »….

« En tant que survivante du génocide du Darfour, comme des millions de Darfuris, je souhaite la paix, mais pas la paix fictive dépeinte par l’Ambassadeur soudanais Mustafa et son gouvernement, pour rétablir ses relations internationales ou mettre fin à son isolement… Les problèmes au Darfour n’ont jamais été les combats entre les forces rebelles et soudanaises. Il s’agit de l’incendie systématique des villages par le gouvernement soudanais, du meurtre de citoyens innocents et des ordres de violer femmes et fillettes – des actes ayant abouti à l’inculpation  du président el-Bechir et d’autres dirigeants… »

 

https://www.theguardian.com/world/2017/may/02/theres-more-violence-in-darfur-now-not-less

SEMAINE HISTOIRE,MÉMOIRE, ACTUALITÉ ET PRÉVENTION DES GÉNOCIDES

Lycée Marcelin Berthelot-St Maur : Semaine « Histoire, mémoire, actualité et prévention des génocides »
Les élèves de l’atelier Histoire et Travail de Mémoire, sous la direction de Pascale Morel, professeure coordinatrice au Lycée Marcelin Berthelot de St Maur des Fossés, organisent la semaine « Histoire, mémoire, actualité et prévention des génocides » qui se tient, selon les évènements, au Lycée Marcelin Berthelot ou au Cinéma municipal de la ville, Le Lido. Cette semaine de sensibilisation traitera du génocide des Tutsi du Rwanda, du négationnisme qui frappe la Shoah et le génocide arménien, de la situation des réfugiés du Moyen-Orient ou d’Afrique, et du génocide en cours au Darfour (avec la présence de Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, et Caroline Madsac, Vice-Présidente). Jeudi 18 mai 2017, Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN, interviendra au Cinéma municipal Le Lido, sur le thème du négationnisme d’Etat de la Turquie, à l’issue de la projection du film Le procès du siècle de Mick Jackson (2017). http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=96356
#Histoire, #mémoire, #prévention #génocidesLycée

70 jours au Soudan : le récit glaçant d’un journaliste

70 jours au Soudan : le récit glaçant d’un journaliste britannique emprisonné et torturé dans le Darfour

Enchaîné en plein soleil, frappé, électrocuté : dans un rare témoignage publié par le journal britannique The Guardian, le journaliste Phil Cox revient sur son enlèvement au Soudan et son incarcération à la prison de Kobar. En décembre dernier, lui et son interprète Daoud Hari avaient été arrêtés alors qu’ils entamaient une enquête sur de présumées attaques à l’arme chimique dans le Darfour. Libérés en février dernier, les conditions de leur détention n’avaient pas été détaillées jusqu’alors.

Les forces de sécurité soudanaises ont-elles fait usage d’armes chimiques contre des civils ? C’est pour enquêter sur cette hypothèse, avancée par Amnesty International, que Phil Cox, un journaliste travaillant pour la chaîne britannique Channel 4, et son collaborateur Daoud Hari ont pris la route, en décembre dernier, du Darfour. Une région inaccessible aux journalistes depuis plusieurs années.

Le Français enlevé au Tchad serait au Soudan

Un Français a été enlevé dans l’est du Tchad, a-t-on appris jeudi du Quai d’Orsay. D’après un ministre tchadien, il serait désormais au Soudan voisin.

Un Français a été enlevé au Tchad, a-t-on appris ce jeudi par le Quai d’Orsay. « Nous sommes mobilisés avec les autorités tchadiennes pour parvenir à la libération de notre compatriote », expliquait le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Son identité n’a pas encore été révélée mais d’après Ahmat Mahamat Bachir, ministre tchadien de la Sécurité, il travaillait pour une compagnie minière. Selon la même source, il aurait « été enleé dans une localité située à 50 kilomètres de Goz Beida », petite ville de l’est du Tchad proche du Soudan où il aurait été emmené. De source militaire tchadienne, le Français a été enlevé tôt le matin par des hommes venus en pick-up et à moto, sans qu’il y ait pour l’instant de piste claire sur les ravisseurs.

Le dernier enlèvement d’un Français au Tchad remonte à 2009

Ce kidnapping n’est pas sans rappeler le dernier enlèvement d’un Français dans le pays. Le 9 novembre 2009. Laurent Meurice, agronome du CICR, comité international de la Croix-Rouge, avait passé 89 jours en détention après avoir été kidnappé dans l’est du Tchad par les « Aigles de libération de l’Afrique », un groupe soudanais du Darfour, région particulièrement instable.

Le Tchad est l’un des principaux alliés de la France en Afrique, accueillant notamment à N’Djamena le QG de la force antiterroriste « Barkhane », qui mène avec 4.000 hommes des opérations dans cinq pays du Sahel : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

Par le passé, une autre prise d’otage dans ce pays avait marqué l’opinion publique. Le 21 avril 1974, François Claustre, archéologue et ethnologue, était enlevée dans le pays par des rebelles de tribus nomades pour rester en détention plus de mille jours avant l’intervention de Jacques Chirac, alors Premier ministre, auprès de Mouammar Kadhafi.

Il pourrait s’agir du deuxième Français actuellement retenu en otage. Sophie Pétronin, une sexagénaire qui dirigeait une association d’aide à l’enfance, a été enlevée à Gao au Nord-Mali le 24 décembre 2016, un kidnapping qui n’a jusqu’à présent pas été revendiqué.

Source: leJDD.fr