ADRESSEZ UN MESSAGE A NOURA

Le Collectif Urgence Darfour est en lien avec des ONG soudanaises qui se mobilisent pour Noura et des milieux proches de sa défense .

Pour que Noura garde un bon moral et que les autorités soudanaise voient que Noura bénéficie toujours  de l’attention mondiale, nous vous proposons de lui adresser des messages d’encouragement.

Ecrivez-nous, vos mots seront transmis à Noura.

Une femme soudanaise, condamnée à être fouettée pour « un mariage non autorisé »

Une femme soudanaise, condamnée à être fouettée pour « un mariage non autorisé »

Les violences faites aux femmes. Une femme soudanaise , condamnée à 100 coups de fouet parce qu’elle s’est mariée sans le consentement de son père et de ses frères

https://www.dabangasudan.org/en/all-news/article/woman-flogged-for-unauthorised-marriage-in-sudan

Il faut sauver Noura, victime d’un mariage forcé et d’un viol marital, de la peine de mort!

En se défendant, elle a blessé son mari qui a succombé à ses blessures. Appliquant une loi désuète ne reconnaissant pas le viol conjugal, le juge l’a condamnée à la peine capitale.

« Il faut sauver Noura, victime d’un mariage forcé et d’un viol marital, de la peine de mort! »

Mariage forcé, viol marital, peine de mort, la question de la violence faite aux femmes suscite de nouveau un mouvement de solidarité internationale. À son origine, le sort d’une jeune soudanaise de 19 ans, Noura Hussein Hamad, condamnée à mort pour avoir tué son mari alors qu’il tentait de la violer.

Voici son histoire. A 16 ans, Noura a tout d’abord été victime d’un mariage forcé, conclu entre les deux familles. Par la suite, Noura a refusé de consommer le mariage, son mari a alors invité deux de ses frères et un cousin pour l’aider à la violer. Le 2 mai 2017, les trois hommes ont retenu Noura tandis que son mari la violait. Le lendemain matin, il a essayé de la violer à nouveau, mais elle a réussi à s’échapper à la cuisine où elle a attrapé un couteau. En se défendant, elle a blessé son mari qui a succombé à ses blessures.

Noura s’est ensuite enfuie chez elle, mais son père l’a livrée à la police.

Lors de son procès en juillet 2017, le juge a appliqué une loi désuète qui ne reconnaissait pas le viol conjugal. Noura Hussein a été inculpée en vertu de la loi pénale (1991) et reconnue coupable de meurtre intentionnel le 29 avril 2018 au tribunal pénal central d’Omdurman. Elle est condamnée à la peine capitale.

Il reste quelques jours pour faire appel de son exécution.

A l’instar de « #metoo« , les réseaux sociaux et la presse relaient dans le monde entier pétitions et appel de personnalités… L’importance du mouvement au Soudan et en Afrique est remarquable. Des femmes, mais aussi des hommes, parfois en tenue traditionnelle, se font prendre en photo, visage découvert et demandant « Justice pour Noura ».

Dans un pays où l’appartenance tribale et clanique est très prégnante, cela ne va pas sans d’importantes réticences. Les jeunes filles, ou même les fillettes, font l’objet de mariages précoces. La loi soudanaise autorise le mariage des enfants de plus de 10 ans. Et en cas d’opposition à ces pratiques, les femmes peuvent subir des crimes d’honneur ou d’autres crimes comme les attaques à l’acide.

D’un côté, des organisations de femmes au Soudan luttent courageusement contre cette oppression comme le très actif « The No to Women’s Oppression Initiative ». D’autres associations, à l’image de « Africa Youth Movement« , participent à la défense de Noura.

De l’autre, certaines voix expriment que tout cela est bien triste, mais qu’il s’agit d’une affaire de famille.

Les autorités soudanaises et les mouvements islamistes qui dirigent le pays prônent depuis qu’ils ont pris le pouvoir une politique d’hostilité vis-à-vis des femmes. Se promener en pantalon pour une femme est passible de flagellation publique.

Lors des exactions commises sur les populations civiles du Darfour, le viol a été massivement utilisé comme une arme de guerre pour terroriser les populations. La Cour Pénale Internationale a d’ailleurs lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre du président Omar El Bechir pour crime contre l’humanité et génocide commis sous ses ordres au Darfour.

Évidemment la violence à l’encontre des femmes est un phénomène mondial.

« Aucun endroit n’est moins sûr pour une femme que son propre foyer ». En effet, plus d’une femme sur trois subit des violences, perpétrées pour la grande majorité par leur époux ou leur petit ami. En France, une étude a montré que 120 femmes décédaient chaque année du fait de violences.

Selon les Nations unies, les données issues de 33 pays en développement font apparaître que près d’un tiers des femmes ne peuvent pas refuser d’avoir des rapports sexuels avec leur partenaire et que plus de 41% des femmes dans ces 33 pays affirment ne pas pouvoir demander à leur partenaire d’utiliser un préservatif.

Faut-il rappeler que l’excision est une mutilation sexuelle traditionnelle qui touche entre 140/200 millions de femmes. Cette pratique entraîne fréquemment des complications cliniques et psychologiques. En 2012, l’AG des Nations unies a adopté une première résolution pour bannir les pratiques de mutilations génitales féminines dans le monde.

Il faut mobiliser la communauté internationale pour faire pression sur les autorités judicaires soudanaises afin qu’elles annulent cette condamnation injuste et cruelle de Noura. Et au-delà, il faut bien saisir que de l’ampleur de ce mouvement dépend l’importance des changements du statut des femmes au Soudan et plus généralement dans le monde.

En savoir plus sur le site Urgence Darfour et concernant la tribune de soutien de cent personnalités.

Les auteurs de cette tribune sont:

Ilana Soskin

Dr. Caroline Madsac, médecin et Vice-Présidente du Collectif Urgence Darfour

Dr. Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, médecin, spécialiste en pédiatrie et en santé publique, ancien président de Médecins du monde puis rédacteur en chef de la revue « Humanitaire ».

Le Monde publie l’appel du CUD, pour sauver Noura,signé par une centaine de personnalités féminines en faveur de Noura

Ce mercredi 23 mai 2018, le Monde publie une tribune avec l’appel du Collectif Urgence Darfour pour sauver Noura.

Plus de centaine de personnalités féminines l’ont signé. Voir la liste des premières signatures https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/23/il-faut-sauver-noura-hussein-hamad_5303030_3232.html

LISTE DES PREMIÈRES SIGNATURES

Claudia Abate-Debat, Fondatrice et directrice de la Fondation Post Conflit Développement

Eliette Abécassis, écrivaine

Kady Adoum-Douass, journaliste

Jocelyne Adriant, présidente du Collectif pour le lobby européen des femmes (CLEF)

Fadela Amara, ancienne ministre

Astrid-Hadja Aïchour, membre du bureau national de SOS-Racisme

Ines Ammar vice-présidente de l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF)

Isabelle Alonso, écrivaine

Ghislaine Arabian, chef-cuisinier

Saphia Azzeddine, romancière et réalisatrice

Hala Babikir, conseillère Municipale, Créteil

Nicole Bacharan, politologue, historienne

Elisabeth Badinter, philosophe

Josiane  Balasko, actrice, réalisatrice

Nathalie Baye, actrice

Aurore Bergé, députée des Yvelines

Marylou Berry, actrice

Juliette Binoche, actrice

Jane Birkin, comédienne, chanteuse

Dominique Blanc, actrice

Wendy Bouchard, journaliste

Carole Bouquet, actrice

Alma Brami, écrivaine

Sophie Bramly, productrice, présidente du Collectif 52

Marika Bret, directrice des Ressources Humaines de Charlie Hebdo

Irina Brook, actrice et metteur en scène

Karen Brunon, artiste musicienne

Frédérique Calandra, maire du XXème arrondissement de Paris

Dominique Cantien, productrice

Isabelle Carré, comédienne, metteur en scène, écrivaine

Belinda Cannone, écrivaine

Huguette Chomski Magnis, secrétaire général du Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT)

Sérénade Chafik, co-porte-parole de l’association Les Dorines

Diagne Chanel, artiste plasticienne, présidente du Comité Soudan

Laurie Cholewa, animatrice télé et radio

Liat Cohen, guitariste classique

Laetitia Colombani, écrivaine, cinéaste

Marie Courroy, fondatrice de la marque Modetrotter

Catherine Coquio, universitaire

Nicole Croisille, chanteuse

Jessica Cymerman, auteure, créatrice du blog serialmother

Maria De França, rédactrice en chef de la Règle du Jeu

Carine Delahaie, rédactrice en chef de Clara Magazine

Claire Denis, cinéaste

Natalie Dessay, actrice, chanteuse

Lou Doillon , auteure, compositrice, interprète

Arielle Dombasle, actrice, chanteuse

Stéphanie Duncan, journaliste

Elvire Duvelle-Charles, réalisatrice, membre du mouvement Femen

Aïcha El Basri, ancienne porte-parole de la Mission de l’ONU au Darfour

Françoise Fabian, actrice

Liane Foly, chanteuse

Brigitte Fossey, actrice

Émilie Freche, écrivaine

Nicole Garcia, actrice, réalisatrice, scénariste

Isabelle George, chanteuse

Sabrina Goldman, 1ère vice-présidente de la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA)

Anne Goscinny, écrivaine

Anouk Grinberg, actrice

Ghada Hatem, gynécologue, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis

Natacha Henry, auteure, historienne

Anne Hidalgo, Maire de Paris

Isabelle Hupert, actrice

Michèle Idels, avocate, co-présidente de l’Alliance des Femmes pour la Démocratie (AFD)

Aline Issermann, réalisatrice

Nina Itzcovitz, administratrice de J’OSE

Agnès Jaoui, actrice, réalisatrice, chanteuse

Isabelle Jisphan, présidente honoraire de JOSE

Camelia Jordana, artiste interprète, comédienne

Juliette, chanteuse, auteure compositrice

Lyliane Kandel, ex-responsable du Groupe d’Etudes Féministe (Paris VII)

Delphine Kaufmann, juriste

Rachida Khalil, humoriste, auteure, comédienne

Angélique Kidjo, chanteuse

Beate Klarsfeld, militante de la mémoire

Lida Klarsfeld, militante de la mémoire

Georgette Klarsfeld, militante de la mémoire

Françoise Laborde, journaliste

Aline Le Bail-Kremer, journaliste

Sylvie LeBihan Gagnaire, écrivaine

Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre

Joelle Losfeld, éditrice

Sandrine Malet, trésorière de SOS-Racisme

Caroline Madsac, vice-présidente du Collectif Urgence Darfour

Mathilda May, actrice, auteure, metteur en scène

Laura Mayne, artiste

Dominique Meda, économiste

Nana Mouskouri, chanteuse

Audrey Moutot, secrétaire générale d’Espoir d’ici et d’ailleurs

Scholastique Mukasonga, écrivaine

Déborah Münzer, conseillère départementale du Val de Marne

Sophie Nahum productrice et réalisatrice

Isabelle Nanty, actrice

Marie N’Diaye, écrivain

Elisabeth Nicoli, avocate, co-présidente de l’Alliance des Femmes pour la Démocratie (AFD)

Florence Noiville, écrivaine, journaliste

Astrid Panosyan, économiste

Séta Papazian, présidente du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]

Marie-Aimée Peyron, avocat, Bâtonnier de Paris

Céline Pina, essayiste

Charlotte Rampling, actrice

Stéphanie Rameau, présidente de Ni Putes Ni Soumises

Simone Rodan-Benzaquen, directrice AJC Europe/AJC Paris

Sonia Rolland, actrice, réalisatrice

Aurèlie Saada, artiste auteur-compositeur chanteuse

Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires

Leslie Sawicka, chef d’entreprise

Dominique Schnapper, sociologue, politologue, ancienne membre du Conseil Constitutionnel

Colombe Schneck, écrivaine

Anne-Sophie Sebban-Béccache, géo politologue

Sandrine Sebbane, journaliste

Marie Sellier, écrivaine

Claire Servajean, journaliste

Laurence Sigal, directrice de la Fondation du Judaïsme français

Dominique Sigaud, écrivaine

Anne Sinclair, journaliste

Leïla Slimani, écrivaine

Ilana Soskin, avocat, déléguée général Collectif Urgence Darfour

Amanda Sthers, écrivain, réalisatrice

Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

Elisa Tovati, actrice, chanteuse

Karin Viard, actrice

Valérie Zarouk, comédienne

Keren Ann Zeidel, artiste auteure compositrice, chanteuse

Les Soudanais s’exilent, leur président s’accroche au pouvoir!

Omar El Béchir, le président soudanais, poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité et génocide est devenu un partenaire incontournable des Européens pour contenir l’immigration.Sauf qu’il est un des principaux fournisseurs de l’exil des Africains. Une politique qui a tout faux !

Lire l’article en lien

http://mobile.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2018/05/20/les-soudanais-s-exilent-leur-president-s-accroche-au-pouvoir_5301926_5084811.html?xtref=http://m.facebook.com/